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Bonjour à tous

Bonne visite

kouni

Potager joli

Petit poisson


Petit poisson
Mon mignon
J'ai une question :
Mordra-tu à l'hameçon ?

Esprit de compétition


J'ai souvent écris de brefs textes, que j'ai le plus souvent effacés par la suite, les jugeant pas assez valables, pour les partager à d'autre. Ce faisant, le juge qui m'habite a fait son taf d'avorteur : tuer la créativité mentale sur l'autel de ma vanité.
Vaniteux je suis... et par comparaison, je me défend de posséder une intelligence suffisante pour jouer à l'écrivain.

Foule de paradoxes émergent à l'écran, penser n'est qu'une source de contradictions, et incapacitent mes facultés de transmission par ce biais là : c'est la confusion.

Par exemple, en écrivant ce titre, je m'étais promis une diatribe sur l'esprit de compétition comme héritage scolaire.
Mais je dois finaliser le centrage du compas sur la feuille avant de pouvoir dessiner, et définir l'utilité d'écrire mes âneries, et prendre une décision toujours temporaire de les partager avec vous : je suis atteint de ce que l'on appelle "égo-centrisme".

A mes yeux, la personne que je représente devant la glace en face de laquelle j'ai grandi, cette personne a une valeur, celle de ne pas vouloir brûler d'humiliation, de ne pas subir de jugements trop sévères. Alors le premier jugement qu'elle s'inflige et qui fait office de censure est mon propre jugement, par lecture, relectures...de façon infinie.
Peut être ne sera-ce pas le cas aujourd'hui, j'ai de la musique amie dans les oreilles, et je sens que ce texte peut refléter mon état d'esprit actuel.

Un petit point là dessus s'impose avant toute tentative d'écriture. Un revissage dans ma réalité présente, répondre à que fais-je où vais-je, d'ou viens et où je suis.

DrAlimentado - Jah loving feeling (King's Bread) 

Ho Blaise !


Ho Blaise ! Ferme la vitre putain !

Il se leva enfin, excédé, pour aller claquer la vitré restée ouverte deux places plus loin et qui lui faisait un courant d'air.
L'autre n'avait pas bougé. Il était tendu sur son siège, essayant de se contenir mentalement, les dents serrées, mais il n'avait pas bougé d'un pouce.

Blaise n'avait jamais accepté d'être traité comme un chien.

Rue de la Grande Impasse


"Filez tout droit!"

"Mais vous avez toujours raison."

Des milliers de gens ont toujours raison.
Et ils ne sont jamais d'accord.

Ils se font parfois la guerre, et disputent les honneurs et les terres.

Vous avez toujours raison...

"Et après ?"

The J a b a g a l e a Experience


C'est un témoignage de solitude créative offerte à tous sur un réseau virtuel temporaire.

I'm a close witness of my creative loneliness, I try to share it with you on this temporary virtual network.


Essayer de retranscrire le plus fidèlement possible les états d'âmes, en passant outre la honte et les non-dits.
Essayer de mettre en relief différents supports, en préservant leurs qualités naturelles, et parfaire leur intégration.

Voir les hypocrisies, et apprendre à reconnaître le vrai du faux.
Voir la facilité avec laquelle la parole compte peu pour ceux qui ont pu abuser de ma naïveté pour s'accaparer de ma force vitale et des fruits de mon travail.
Voir que dans le système actuel, ce que je donne est très souvent accepté, sans réciprocité.
Voir que la démarche d'échange que j'essai d'adopter n'aboli pas toujours l'intention du profit.

Remarquer des leçons difficiles à apprendre, comme celle d'accepter les défaillances des autres ; celle d'accepter de voir se répéter les miennes ; celle d'accepter que cette situation m'appartienne, et qu'elle soit péniblement durable ; celle d'accepter les malédictions quotidiennes qui parviennent encore a m'atteindre ; celle d'accepter ce lourd héritage qui aujourd'hui m'amène ici.

Remarquer qu'un texte écrit avec coeur perdra/gagnera en banalité au fil des relectures.

Voir et apprécier la réactivité de la famille et des amis face à cette expérience de partage sincère.

Essayer de retranscrire le plus fidèlement possible les états d'âmes, en passant outre la honte et les non-dits.


Garder fidèlement en mémoire votre présence, et avoir conscience de la fin.

Canard


Deux gendarmes discutaient. L'un dit à l'autre : Tu vois le gars là bas ? Il a pas l'air très
clair. On ferait bien d'aller y jeter un oeil.
« Bonjour Monsieur, est ce que tout va bien ? » fit le premier.
« Où allez vous donc ainsi, et de si bon matin ?» fit le second.
Jean Michel, car c'était lui, se redressa lentement de la station accroupie où il se tenait.
« En fait j'ai fait un pari hier soir, je dois traverser toute la ville à pas de canard. Mon
copain avec qui j'ai fait le pari est dans la voiture là bas, et il me suit avec son fusil pour
voir si je fais bien le canard »

Parfait


Le culte de la perfection.
"Il faut un premier et un dernier de la classe, par ce que cette forme d'éducation est celle qui correspond le mieux à la Nature".
Telle fut sa réponse, et j'en restais muet.
C'était il y a deux ans, et j'ai toujours du mal à accepter une certitude aussi facile.
La règle naturelle fait donc celle des hommes et les élites s'y plieraient des meilleures façons.

C'est tout à fait le genre de dilemme qui met mal à l'aise, le genre à m'échauffer.
Peut être qu'en fait, il aurait mieux valu ne pas passer sur les bancs de l'école, apprendre les concepts de justice et de respect, pour ensuite réaliser que ce sont ces principes là qu'il faut coûte que coûte ajuster à sa façon de survivre pour pouvoir tirer le bol de soupe à soi et glaner les meilleurs croûtons.
Garder la justice et le respect pour façade, en sachant qu'ils n'ont pas de vrai fondement, et qu'il est ainsi inutile de les nier.

Insuffisant.
DennisBrown-It's impossible (If I Follow My Heart)

Tchou tchou


Tchou tchou
Le petit train train du quotidien
M'avale comme un serpent
Pour me recracher plus loin

Noir


Il y avait un petit garçon, qui se dit un jour que pendant la journée, il était tout noir.
Il était tout noir, à l'intérieur. Et pourtant dehors, il faisait jour, il y avait la lumière, la
vie et toutes ces choses.
Et puis il avait remarqué que la nuit, c'était le contraire. La nuit il était tout blanc, comme
transparent.
Un jour, il demanda à sa maman : « Maman, tu sais, le jour, je suis tout noir, et la nuit, je
suis tout blanc. »
Sa maman réfléchit un peu, et lui dit : « Tu sais, le jour, il y a beaucoup de lumière, et
nos yeux peuvent la voir. C'est la lumière qui donne toutes les couleurs au monde, mais
si nous les voyons c'est grâce aussi à la couleur noire… »
Le petit garçon, qui était très attentif et curieux, lui dit alors : « Mais alors, comment faire
pour que je ne sois plus tout noir pendant le jour, par ce que tu sais, être tout noir tout le
temps, ça n'est vraiment pas marrant. »
Sa maman réfléchit encore, et lui fit cette réponse : « Tu voudrai mettre un peu plus de
couleurs dans tes jours, si je comprend bien… eh bien c'est très simple. Regarde par la
fenêtre, et dis moi de quelle couleur sont les feuilles des arbres. Elles sont vertes. Quand
le soleil brille à midi, sa couleur est jaune, et le soir, il nous offre parfois un beau rouge.
Vois-tu les oiseaux sur les branches ? Ils sont marrons, blancs, gris, et de biens d'autres
couleurs encore. Toutes les choses de ce monde sont faites ainsi, de couleurs. Il te suffit
de les regarder suffisamment, et de mettre ces couleurs à l'intérieur de toi, et pendant le
jour, tu ne seras plus tout noir. »

Vérité vacillante


C'est l'état d'esprit qui amène les rencontres que je fais.
Avec un état d'esprit d'oubli de soi, au naturel, gai, souriant et tout ce qui s'ensuit, de bonnes rencontres sont appelées.
Depuis plusieurs années, mon état d'esprit reste bloqué. Je ne fait donc pas les rencontres que je souhaiterai, dans un sens naturel, gai, souriant et tout ce qui s'ensuit.
Je ne vois que la noirceur du système de vie à l'occidentale où je n'ai pas choisi de naître et qui m'oppresse.
Je connais ses ravages et ses hypocrisies : ce sont aussi les miennes.

Mes rencontres sont donc faibles, car je ne peux plus envisager un comportement naturel, gai, souriant, et participer innocemment à la curée du système sur la vie ; ma conscience me l'interdit, je souhaite respecter ce qui m'a été donné de voir et de toucher malgré mes faiblesses.
Je n'aime pas le système, et le système, ses gardiens jaloux ne m'aiment pas.
Ce n'est pas un système conçu pour aimer, c'est un système de survie par l'argent ; un fruit n'a aucune valeur réelle.

Je suis donc bloqué, depuis des années, avec un faible niveau de communication. Une seule ouverture temporaire, un voyage hors système, dans une autre culture, "rétrograde", "arriérée", "pauvre", mais autonome et non dénuée de sagesse.

C'est l'état d'esprit qui amène les rencontres.

Mon état d'esprit isolé, renfermé s'exprime aujourd'hui de façon lettrée sur internet, lui même images d'un langage chiffré, et ce n'est pas un hasard, mon état d'esprit amène cette rencontre.

Le rencontre avec vous dans cet endroit terrible, où la vérité, encodée, se fait vacillante.

Cocorico


Le titre me plaît bien. J'envisage ce texte comme souvent dans ce que je fais : une création en évolution. Un jour une phrase change, un jour le texte disparaît, réapparaît, amputé, raccourci, enflé, souligné, justifié, vrai, emphasé, imagé, toujours le témoin d'une vérité tronquée par de vulgaires symboles de transmission. Je crois que dans un état d'excitation comme j'en connais maintenant, avec un titre comme celui là il va y avoir de quoi se lâcher.

Petits coqs des villages de France... petits caïds en tout genre... petite fille mal engagée dans la peinture...petites bedaines grasses attablés sur la place des villages, petits orateurs de campagne électorale que les cocottes applaudissent...
Vos regards qui cherchent la faille en disent long...
Que cherchez vous en réalité ? Pfou, j'en sais rien. Mais je m'en doute, c'est ça le problème.

Caquette dans ton micro ma belle, use ta salive selon ce que te dictent tes limbes coco, crache moi dessus tant que tu peux...

Ta fierté ne vaut rien à coté du jour où je vais d'une flèche t'amener en chapon dans le four.

Pardon pour les poules et les coqs, la comparaison n'est pas très heureuse, mais eux au moins ils s'en foutent.

La tentation de l'ultra violence verbale n'est jamais très loin.

Coucou hibou


Dans la forêt lointaine
On entend le coucou
Du haut de son grand chêne
Il répond au hibou
Coucou hibou
Coucou hibou
Coucou hibou
Coucou
Coucou hibou
Coucou hibou
Coucou hibou
Coucou

Qui défend la liberté



Qui défend la liberté
Défend aussi le mensonge

Ardents défenseurs de la liberté, ce couplet est pour vous.
Chacun est libre de faire ce que bon lui semble, rien ne doit venir troubler les décisions de chacun.
Ni ses actions.
La liberté !
Vous qui défendez la liberté, vous défendez aussi le mensonge.
Que feriez-vous fasse à la liberté du violeur, la liberté de l'assassin d'enfant ?
Que feriez vous en présence d'un viol ? Ah ben la liberté m'impose de respecter celle des autres, et
donc du violeur, non je suis libre d'y mettre fin, non je ne sais pas...la liberté c'est celle aussi de la
confusion.
Le concept intellectuel de liberté est un mensonge.
Le défendre jusqu'à la mort, quel dommage.
Quelle liberté avons-nous ici ? Avez vous le souvenir d'avoir choisi de naître ?
Et la liberté de ne plus avoir faim ?
La liberté...un vain mot. Un mot sans saveur, sans preuve de vérité.

La liberté, petit papillon qui papillonne de joie dans la boue puante des mots.

La liberté, du mépris jeté aux chiens comme un os, pour oublier la chaîne autour du cou et une
enfance scandalisée par l'indifférence et la concurrence au sein de la portée.
La Liberté, celle du poids du coeur et des saisons qui s'écrivent dans le sang des écoliers.

La liberté, la mienne, c'est celle de serrer les dents parfois.

La liberté, ça n'a rien à voir avec être libre
PabloMoses-One People (Junior Byles and friends)

OUI


Nous rechignons à nous plier à votre ordre social, car nous nous inquiétons de la place que tiennent les savants dans votre estime.

Ceux-ci vous expliquent à vous et vos enfants que les bébés sont programmés dès la naissance.
Vous buvez leurs paroles, car ils vous offrent une grille de lecture de votre existence très facile à lire et à comprendre.

Nous n'avons pas oublié votre émerveillement jadis, à notre écoute, ce simple simple spectacle de rue qui vous fit tant rire, et cette autre, pour lequel vous avez laissé passer une larme.

S'il vous plaît, ne nous pourchassez pas, par ce que vos rêves sont autres que les nôtres, et par ce que nous faisons rêver vos enfants.

Car nous voulons croire que toutes nos joies, nos rires et nos larmes,
Ne sont pas que machines et programmation. 
LarryMarshall-Jah Fire (I admire you)
LarryMarshall-My Foreparents (Iadmire you)

La main dans le feu


Il y a malgré tout chez moi une vision du monde qui prédomine.
Je songe souvent à tous les paramètres en temps réel qu'il faudrait avoir à l'esprit pour pouvoir juger en vérité de l'état du monde actuel, et je me complaît à penser que cette connaissance n'est accessible à personne.
Pourtant, mes capacités d'analyse, les influences que j'éponge au fil des lecture, des informations, des interprétations, me permette de saisir une réalité qui est la mienne, que je retrouve parfois chez d'autres.
En  gros, que le système de survie des hommes occidentaux est source de vices capable de créer de la cendre avec tout ce qui faisait la beauté de cet endroit qui nous est donné. L'homme ne s'assiérait donc pas sur un tas de cendres, c'est bien trop chaud pour ses fesses, et de tout façon ses cendres ne seraient pas sur le dessus du tas.

A l'évidence, trop de monde. A l'évidence, trop d'intelligence mal employée.
J'aime croire à ce que j'ai lu, que l'homme devait être un parfait écrin pour ce monde.
Que planter un arbre, un simple acte divin.
Et j'aime encore mieux le savoir.
Mais ils se sont partagés la terre, ils ont voulu changer du plomb en blé et même le blé.
Mettre la main au feu et se brûler, chaque enfant doit le faire, sinon comment la brûlure devient elle véritable ?
Il est loin le temps où je pouvais arpenter les supermarchés uniquement dans le but d'acheter mes besoins.

L'autre jour on m'a soufflé ce proverbe :

Qui vend une canne de bambou bien vert, peut être un jour vendra sa mère.

Cerise


Je l'ai rencontré pendant une expo artisanale, pendant que j'exposais mes bambous et mon petit savoir-faire.
Il était assis là, à l'entrée, j'étais sorti pour prendre l'air, marre de rester assis, d'autant que cette après midi là, personne ne s'arrêtait pour s'intéresser un peu à mon stand.
Je me suis assis à coté de lui sur le rebords en béton.
Il était déjà passé devant mon stand, en regardant vaguement mes créations, sans s'y intéresser davantage, comme font beaucoup de gens.
Et puis il a commencé à me demander comment ça marchait, tout ça... des questions banales, des réponses bateau, sans trop pousser pour pas me fatiguer, après tout j'étais sorti pour me reposer et souffler un coup.
Et puis y a eu un silence, je l'ai oublié le temps de m'évader je ne sais où, et puis d'un coup comme ça en revenant là, je lui ai demandé :

"Et vous, c'est quoi votre passion ?"

"Ma passion à moi, ce sont les noyaux de cerise".
LarryMarshall- Heavy heavy load (I admire you)
JacobMiller- Reggae Thing (Reggae Thing)

M E D I O C R E


J'appartiens à la famille des médiocres. La famille des petites gens aux petites ambitions, aux petits désirs, aux petites vies médiocres. J'appartiens au peuple des médiocres, ce peuple peu intelligent, faible, peureux, qui a toute les qualités requises pour se faire asservir, se faire écraser.
Médiocre, un terme qui déjà à l'école me frappait lorsqu'il apparaissait sur ma copie, il me semblait déjà que je ne pouvait faire guère mieux, et ce jugement me confortait dans ma paresse.
Médiocre, un terme qui sonne comme "âcre", un son dans la bouche qui sonne comme un crachat, fatal, courru d'avance, et qui sent la défaite. Médiocre, pour vous encourager à vous surpasser. Médiocre pour vous dire qu'on ne se fait pas d'illusions sur vous. Gardez courage, vous n'êtes que médiocre !
Le peuple des médiocres, le peuple des gens qui ont perdu. Le peuple des gens qui ont eu un accès à la culture (et donc à la gloire...), mais qui se sont contentés de petites vie "médiocres".
Un terme insultant en vérité ?
Un terme utilisé par une élite de gens qui se pensent les élites...une élite de débiles ?
Une élite de gens qui, fort de l'alliance entre intelligence et entreprenariat se permettent de conduire la masse des médiocres dans l'asservissement, et surtout bien pire, l'ignorance de ce qu'ils sont en réalité (à vérifier).
Tout accaparés à leur tâches d'administrateurs d'un tas de médiocres, ils se croient les maîtres...et insultent de leur divine salive toute la Création.

Et les médiocres les suivent du regard, de loin.
DelroyWilliams- Learn (I stand Black)

Quelle époque !


"Les pensées sont assurément les pieds de l'esprit" explique le petit dessin, sur lequel une ombre aux pieds qui s'agitent courre jusqu'au précipice.

Je pense à une voile gonflée par un vent particulier, et l'embarcation avance ainsi. Maîtrisez vous vraiment vos pensées ? Personnellement c'est une chose difficile à réaliser sans l'intervention d'une compagnie particulière. Et je trouve d'un autre coté les pensées fort créatives, pourquoi m'en priver ?

A quelle époque de votre esprit vous trouvez vous ?

Epoque de curiosité
Epoque de recherche
Epoque de confusion
Epoque de vérité

...

Pas d'époque ?

CornellCampbell -Help them Jah Jah (Original Blue Recordings)
BurningSpear- Foggy Road (Rocking Time)

La bonne vieille soupe à la feuille de chêne

jeudi 27 mai 2010, 20:38

Je cherchais un endroit où écrire et partager mes pensées du moment, le coin potager se trouve pas mal.


Avez vous suffisamment de connaissance des graines qui germent ?
Avez vous déjà observé un gland, une pousse, de jeunes arbres, de vieux arbres autour de vous dans les forêts, au bord des ruisseaux familiers ?
Lorsqu'un fruit est porté, il peut donner une semence favorable, qui activée est à même de prolonger la vie de son ancêtre en donnant à son tour de bon fruits.

Mais parmi tout les fruits, tous ne sont pas de bonnes semences qui parviendront à transmettre le don de la vie, et perpétuer le cycle des arbres et des fruits.

Il y a des graines, qui ne germent pas.
Il y a des graines qui donnent des pousses chétives, dont la vie est courte.
Il y a des graines qui sont mangés par des vers cachés sous la terre.
Il y a beaucoup de graines, mais finalement très peu d'arbres qui donnent des fruits...

Regardez au pied du chêne, allongez vous-y et vous sentirez le tapis de glands qui s'y trouve.
Pourtant peu d'entre eux connaîtront la vieillesse.

C'est exactement ce qu'il se passe chez nous les hommes, de l'enfance à l'adulte jusqu'au vieillard, tant de notre coté vital corporel (les fruits sont nos enfants) que de notre coté vital spirituel (les fruits sont aussi nos enfants!).

Mais la graine viable, bien faite, bien préparée par son arbre -mère, seule, ne pourrai pas pousser...
Sans un terreau favorable, sans une lumière suffisante, sans eau, sans insectes - amis et sans tant d'autre chose qu'il lui faut autour d'elle pour pouvoir un jour porter son premier fruit, rien ne peut se produire.


Eh bien en fait je crois que la vérité est par essence visible par tous, mais n'est absolument pas cachée.
L'intelligence dissimule, mais la vérité ne connaît aucune cachette.
Les racines d'un arbre peuvent être attaqué par des parasites, ou subir les effets de pollutions.

Notre graine a déjà germée puisque nous sommes là.
Les enfants autour de nous apprennent déjà de nous alors même que nous n'en sommes pas conscients.
Mais avec la conscience que nous avons et la capacité d'apprendre et d'enseigner que nous avons, nous pouvons essayer de faire porter des fruits, forcément intelligents cette fois.
Aujourd'hui, et dans la culture occidentale qui se répand davantage tout les jours via les écoles et internet, il ne se passe finalement rien de plus qui ne sois visible sur le même tapis de glands germés au pied du chêne : certains au cours de leur vie vont mourir sans avoir pu voir un seul gland prendre forme à l'une de ses branches, tandis que d'autres participerons au voyage par le renouvellement de la forêt.
Mais combien de graines germées amputées, pourries, déracinées, piétinées, atrophiées, retardées, contraintes...
Des graines de mémoire, et de douleurs...de graines de transmission, des graines d'amour et de fraternité, des graines d'éternité, des graines de conscience, des graines d'hommes.
Est-ce que cela relève de la fatalité ? C'est la marche de la vie qui va ainsi... à lutter contre le courant d'une rivière, on fatigue vite. Notre intelligence face a la souffrance a de la peine à l'accepter, et ce faisant les enfants après nous aussi.

A quoi servent les fruits spirituels  ? Eh bien a nourrir les enfants présents et à venir. Ils leur servent de repères, pour leur permettre une bonne germination (la santé des parents par exemple, tant du corps que de l'esprit) et une bonne croissance.
Ils leur serviront pour faire leurs propres fruits.

C'est d'autant plus crucial dans une époque comme celle - ci, où tous les fruits ne sont pas forcément bons à croquer...
Il existe en effet des arbres qui donnent bien des fruits, mais qui sont mauvais pour la santé de celui qui les mange.


Il faut donc aussi ses fruits là, pour apprendre à les distinguer des autres, qui peuvent être profitable à notre épanouissement.

Où va une forêt ? Elle ne va nulle part, elle pousse.

Ses deux sortes de fruits doivent ils toujours rester l'un à coté de l'autre, pour que chacun puisse choisir lequel croquer ?
Une forêt n'a pas besoin des cendres des feux de brousse pour pouvoir continuer son chemin.
Du bon grain et de l'ivraie. Quelle farine allez-vous préférer pour faire votre pain ?

Philosopher un peu rendrait-il immobile ? Je ne suis pas convaincu.

Bon, je retourne à mes gouges et mes tabourets, si vous avez lu jusqu'ici, veuillez me pardonner de ne pas vous avoir dit que le potager se porte bien !

Cliquez pour agrandir l'image
EarlZero- Righteaous Work (Face to Face)

[...]


Je dis à mon amie, qui pensait alors que seule la Bible permettait l'accès à Dieu :
"Crois-tu que Dieu dans son jardin eût créé un seul arbre, du haut duquel, une fois montés, les homme puissent l'apercevoir enfin à travers le feuillage ?
Non seulement son jardin est peuplé de centaines d'arbres, sans compter les brins d'herbes, les fleurs...
Qui peut ignorer cela ? Tous les jours, des millions de brins d'herbe sont foulés du pied...combien ont eu un jour la joie d'une sieste tranquille sur un tel matelas, au pied d'un arbre dont il ne cherchaient pas le sommet ?"
Je mis mon clignotant et tournais à gauche.

Affalé


Me voyant affalé sur le canapé, elle me dit :

"Et si l'on t'apprenait un jour que ton travail acharné, tes efforts auraient pu sauver des milliers d'enfants...ou des milliers d'hectares de forêt... résoudre des centaines d'injustices et faire plus de bien à ce monde, tu n'aurais pas honte ?
Tu n'aurai pas honte, de rester là sans rien faire ?
En travaillant davantage, en te disciplinant enfin - ce que jamais tu n'as su faire -, avec l'intelligence que tu as... tu te rends compte au moins que tu es en train de gâcher quelque chose ?"

Toujours bien étalé sur mon canapé, je laissai filer une minute de silence pour écouter un oiseau, perché sur un arbre voisin.
Je soupirai en la regardant tranquillement.
Une autre minute passa, elle se leva et sortit.

Quelques mois plus tard, j'ai reçu cette lettre :

"Je me suis engagée comme volontaire dans une association d'aide pour des sans logis. Peut être connais-tu la situation de ces peuples qui sont chassés de leur terres par des multinationales de l'agro business ? Je pense que oui.
Je pense souvent à toi, et à tes siestes au fond de ton atelier.
Chacun fait à la mesure de ses propres capacités.

Je te souhaite d'être heureux selon les voies que tu as choisi.

Amitiés."




Note : ce texte est une pure invention (je tiens à le préciser!!)

Petite souris qui danse


Petite souris qui danse
Petite souris qui danse
Où est le chat
Il est pas là
Où est le chat
Il est pas là
Ha ha ha

Sali


Sans aucun doute, je suis pétri de haine. La haine d'être impuissant, la haine d'avoir été sali.
Mais bon, je me console en me disant "Avoir été sali ne peut que m'encourager, soit à me salir davantage, soit apprendre à me laver".

Un jour quelqu'un a accroché son torchon sur le fil. Puis il l'a laissé là. Le vent l'a fait claquer longtemps, il est tombé en lambeau comme un drapeau. Des oiseaux ont déchiré ses fibres pour faire leurs nid au printemps. Puis il n'est resté que deux minces épaisseurs de tissus encore bloquées par les épingles en bois.
Une tempête a arraché le fil.

Un imprimeur accoucha de son premier papier buvard.
Aussitôt il se dit qu'il fallait tester sa qualité, et pouvoir juger de son travail.
Il l'a installé sur son bureau.
Quand il écrivait et que l'encre coulait de ses doigts il s'essuyait dessus.
Un beau jour, le buvard était bien sali, et l'imprimeur l'a jeté.

Il grattait, il grattait, le fier ouvrier, sans se rendre compte que plus il grattait, plus la poussière tombait sur le quai.

Révéler les erreurs, c'est aussi se salir.

Babylon riddim - A taste of Pompeï (version)


Je conçois parfaitement je crois, que je puisse faire de la peine à ma famille en adoptant une façon de vivre qui pourrai me conduire au désastre de la non-réussite sociale, et de la honte.

La plupart des gens évoluent dans cette rythmique de vouloir réussir leur vie, réussir mieux que les parents, travailler dur pour pouvoir s'en sortir la tête haute, profiter de la vie sans trop de peine ni de douleur pour survivre.
Que leur façon de vivre puisse en spolier d'autres par des mécanismes odieux, ils l'ignorent, et se défendent de toute responsabilité.

Ils évoluent ainsi dans le système, la société, ses codes, ses lois... le plus ancien monde virtuel existant.
Dans le système, le jour et la nuit sont une condition fixe et invariable de la vie. Dans l'imaginaire collectif, il en est ainsi depuis toujours autant qu'on s'en souvienne, alors l'on a cette inébranlable certitude que ces conditions ne changeront jamais. Le système est la seule solution fiable à laquelle confier sa vie pour réussir.
Pourtant, lorsqu'un évènement naturel sème la mort, toujours au loin, toujours ailleurs, c'est horrible. Le système se découvre une faille dans sa sécurité : il ne garantit pas la mort de ses sujets dans une catastrophe.
Et si le sujet est par chance stérile, sans descendance, l'argent tourne en boucle : c'est un bénéfice certain.

Le système (ses gardiens) réagissent en maquillant le phénomène en de très intelligents discours télévisuels et radiophoniques, un discours fait pour être accepté par ses seules oreilles. Ces instants naturels sont ainsi transformés en évènement étrangers et lointains. Un épisode banal du feuilleton. Est-ce une négation ?
Car qui veut croire que la belle époque, si confortable, puisse avoir une fin de cauchemar ? La vie est trop belle, ici... pas de raison que ça s'arrête.
Pourtant le jour et la nuit connaissent une fin. Le soleil disparaît à l'horizon, et la nuit arrive. A partir du solstice, la lumière décroît, et annonce le retour des jours a lumière faible et froids ; le retour des beaux jours.

Aujourd'hui, l'idéologie industrielle voudrait être capable de contrer cela, et prolonger indéfiniment le confort de chacun en le transformant en besoin, des besoins qui sont source de bénéfices.
Il prétendent même pouvoir contrôler un jour le temps... [très grand sourire]

Voilà le rôle important de l'écrit, des sagesses et des religions : transmettre cette connaissance que ce monde aura une fin, et que la génération qui y sera confrontée puisse y faire face avec... dignité.
Comme cette date n'est pas prévisible, les sages d'autrefois se rendant conscient de cette réalité ont jugés recevable la transmission de leurs connaissances avec leurs propres codes.
Il revient à chacun le choix de se dévoiler la face, le choix de se confronter pour déterminer le vrai et le faux là dedans.
Le choix de ne rien en faire est aussi possible, mais difficile à assumer, à cause de deux choses : l'éducation, les connaissances reçues, et la mémoire.
Il est aussi possible de n'avoir aucun choix à faire.
Tout est absolument possible.
Pour ma part, je fais mon bonhomme  de chemin.

Tout est fait pour tenter d'aider les victimes de ces catastrophes pendant que les langues se délient.

Mais l'histoire de Pompeï est toujours là.
Tous ces gens, les maîtres exemplaires de réussite, et leurs esclaves, leurs enfants, qui tous sans discernement finirent leur nuit sous la cendre du volcan.

Bien sur, je vous connais assez bien, après toutes ces années passées ensemble.
Vous viendrez me dire que oui, j'ai raison, mais que les choses sont ainsi, et qu'il faut bien se débrouiller pour vivre.
Mais vous vous trompez de vocabulaire.
Car vivre, pour un homme, n'est pas survivre.
EarlZero-City of the wicked (Face to face)

La salle des ficelles


" Pour certains, un simple battement d'ailes de papillon peut
déclencher un cyclone, pour d'autres il peut mettre en route quelque
chose d'extraordinaire...
Il est une histoire qui parle de l'existence d'une salle magique vaste
comme le monde. Sur la porte d'entrée on peut lire cette invitation:
        "Entre et choisis"
Du plafond de la salle pendent des ficelles indépendantes les unes des
autres. Si on en tire une vers soi, cela déclenche un évènement
particulier, simple, tel que nous en vivons chaque jour.
Il est aussi possible de tirer plusieurs ficelles à la fois mais cela
nécessite un effort et une énergie conséquents.
La combinaison des ficelles choisies provoque alors un évènement
complexe où nombre, qualité et ordre des ficelles actionnées sont
déterminants: s'agit-il d'un cyclone, d'un miracle ou d'autre chose?
La réponse se trouve derrière la porte de sortie, porte où
s'inscrivent ces mots lorsque la main touche la poignée:
    "Qu'as-tu vraiment choisi?"
C'est ainsi que le couloir de la vie qui s'écoule fait ensuite
apparaître le chemin ou l'évènement, le but ou la démarche...
Ce n'est bien sûr qu'une histoire, un jeu de mot des ficelles de la
vie et chacun y mettra ce qu'il voudra bien y mettre...."

Passe passe le Témoin 


Tout mouvement quel qu'il soir
Tout mouvement, même virtuel
Est indissociable de la vie
Vous en êtes le seul témoin connu à ce jour.

La molécule d'eau
Au corps à corps avec des millions d'autres
Parcours la rivière
Et fait ainsi que nous sommes tous
Vivants
Au coeur de la Volonté de Dieu
Quel que soit Son Nom

Tout vivant est Sa Volonté
Et vous avez le pouvoir de choisir
Ou aller
Et que faire dans cette volonté
L'incroyable sous vos yeux

Tu es libre ici de faire ce que tu veux
Aller où tu veux
Mais ta liberté, Dieu la garde
Que Dieu te garde, mon ami
Car il n'a fait tes yeux et ta tête
Que pour refléter sa gloire 

Etranger


C'est ma réalité... Né enfant de la ville de parents de régions et mentalités différentes, je viens grandir à la campagne parmi les fils des familles locales.
Pas le seul à être méprisé, humilié, insulté, il y en a d'autres dans mon cas, mais dans le mien, j'y ai puisé ma réalité.
Une réalité littéraire, une réalité de rêveur éveillé qui renie d'abord les nécessités de la survie pour ne jamais avoir connu la faim du ventre, mais la faim d'être aimé dans un monde de justice aux apparences trompeuses.
Apparences tranquille d'un monde souillé par trop d'intelligence.
Apparences tranquille d'un monde sculpté par une majorité de fantômes, défenseurs des mentalités de leur époque, défenseurs des voies à suivre vers la normalité, défenseurs de leur propre assujettissement, de leur propre asservissement à l'argent et aux honneurs. Ignorant qu'ils sont les défenseurs de leur propre mal, contre lequel ils se plaignent dès qu'une oreille attentive peut servir de passoire à leurs paroles. Aussi bien qu'on se nourrisse spirituellement de leur âneries, il faut bien évacuer le trop plein mal digéré ; combien d'oreilles sommes nous à jouer le rôle de fosse sceptique de leur mal-être ?
Les défenseurs de leurs petits bouts de terrains, leur petite fortunes, leurs petits bouts de choux qui devront faire beaucoup plus, et beaucoup mieux qu'eux.
Combien d'oreilles mal affermie touchées par leurs maladies ? Combien donc furent maudis par leurs cauchemars ?
Le mal être, le pessimisme, les idées néfastes, la haine...sont tellement contagieux... inattentifs, faites vous bouffer.

Je ne sais pas bien écrire. J'essaye parfois, mais en prenant le clavier ou le stylo la tâche devient plus difficile. Difficile d'être vrai avec des intermédiaires.
Etranger... il n'est pas difficile de comprendre alors ma capacité à pouvoir vivre n'importe où ailleurs, pourvu que les gens soient accueillants, et acceptent les arrivants comme ils sont.

La seule règle du judo que j'ai retenu l'autre jour : sans respect, il n'y a pas de confiance possible.

Orgueilleux


Toi, petit pouilleux mon ami
Toi, qui excelle dans les affaires
Qui excelle dans l'art de négocier et d'imposer ton prix
Quel savoir-faire es-tu fier d'avoir transmis ?
Dans le potager cette année, les allées sont envahies par les mauvaises herbes. L'arrosage est très faible, car l'été est sec, et les capacités de récupération d'eau de pluie sont depuis longtemps épuisées. Par ce qu'il y a d'autres activités en plus de s'occuper de lui, je n'ai pas eu de temps, ni le courage de lui faire un bon paillage.
Il y a tout de même quelques fruits, car nous nous en étions bien occupés au printemps...

Parfois quand on en a marre, on arrache les mauvaises herbes, avec le tranchant de la pelle, c'est radical et pendant quelques temps les plants sont tranquilles, sans concurrence.
Mais je ne trouve pas les mauvaises herbes si mauvaises, et bien que je ne sache pas véritablement pourquoi, il y a une parcelle juste à coté de la porte de l'atelier qui est laissée à elle même. Peut être par ce que je sais que tout ce qui pousse à une utilité, que mes yeux ne peuvent pas toujours voir.

Dans mon potager cette année, j'ai écris de mauvais textes. Ce sont de mauvais textes à mes yeux, par ce qu'il sont les fruits d'un certain déséquilibre de ma vie quotidienne. Certains sont les fruits de colères, de confusion, très souvent teinté par ce que j'appelle ma vérité.

Parfois quand j'en ai marre j'efface ce que j'ai écris.
Mais je vous propose d'en lire quelques uns ici.


Juju - 2009-2010 - Il suffit juste d'avoir reçu le don, celui d'être vivant